Le e-commerce est la vente en ligne de produits au travers d’un site internet ou d’une plateforme. C’est un pan de l’omnicanalité qui se développe au sein des coopératives agricoles.

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Les premiers mois de la pandémie ont chamboulé les habitudes de consommation des Français. En revanche, l’appétence pour le e-commerce se confirme en 2021, ainsi que sur 2022. Chez les particuliers comme pour le BtoB, l’achat en ligne s’inscrit dans une démarche omnicanale. L’alimentaire n’échappe pas à cette tendance.

Le e-commerce continue de gagner du terrain dans les habitudes des Français. D’après l’édition 2022 de la cartographie du e-commerce de la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance), ils étaient 41,8 millions à avoir opté pour la vente en ligne en 2021. C’est 153 000 consommateurs de plus qu’en 2020.

Une approche omnicanale, notamment pour l’alimentaire

Dans la liste des produits et services les plus sollicités en ligne, l’alimentation et la boisson figurent en 9e place, avec un tiers des e-acheteurs concernés par ce type d’achat. « Les nouveaux comportements d’achat sur Internet et la volonté des acheteurs de consommer plus responsable et de participer au développement local ont profité aux circuits courts et aux commerces de proximité. C’est notamment le cas pour les enseignes alimentaires et les restaurants dont la dynamique omnicanale est plébiscitée par les e-acheteurs », constate la Fevad dans son rapport. Pour les consommateurs qui ont fait appel à des sites de circuits courts ou de producteurs en 2021, 33% avaient déjà entendu parler de ces enseignes et 7% avaient procédé à des achats dans leurs magasins.

omnicanal complémentarité digital et physique

Chez les professionnels, le phygital aussi plébiscité

Ce souhait d’omnicanalité se retrouve aussi dans les relations entre professionnels. « L’usage du numérique dans les échanges et la relation client-fournisseur est passé dans les habitudes, constate la Fevad. Ces nouveaux usages ont cohabité en 2021 avec une nette reprise des échanges physiques avec les fournisseurs. » En effet, 70% des clients qui ont des échanges avec des fournisseurs ont repris les rendez-vous en face-à-face. Un quart d’entre eux estiment que c’est plus efficace en présentiel. 45% voit ces rencontres comme nécessaire à des moments clés de la relation clients ou pour certaines commandes.

Disponibilité et prix restent les priorités

Malgré ce retour au physique, pour 28% des entreprises interrogées, le développement des commandes sur internet lié à la crise de la Covid-19 a vocation à s’inscrire durablement dans les pratiques commerciales. Lors de ces achats, le prix et la disponibilité restent les premiers critères de choix d’un fournisseur pour plus de la moitié des entreprises sondées. « Sans surprise, nous retrouvons les mêmes motivations d’achat que dans le secteur agricole, constate Julia Landrieu, consultante chez Audanis. Ces derniers mois, suite aux problèmes d’approvisionnement liés à la guerre en Ukraine, la priorité était de trouver du produit. La disponibilité est clairement devenue le critère n°1 pour certains approvisionnements, derrière le prix. »

 

Pour télécharger l’intégralité du rapport.

Face à une digitalisation qui s’accélère dans le secteur agricole, coopératives et négoces s’interrogent sur les transformations à engager pour leurs modèles. Afin de les accompagner dans leurs prises de décision et objectiver ces évolutions, Audanis publiera à l’automne son « Baromètre de la transformation digitale et omnicanale de la distribution agricole. Enquête, témoignages et analyses seront au menu de ce livre blanc unique.

Pour répondre aux contraintes de plus en plus nombreuses et aux nouveaux besoins des agriculteurs, les coopératives et les négoces agricoles français adaptent leur modèle. Parmi les transformations les plus importantes de ces dernières années figure celle du digital. La digitalisation qui s’opère dans le secteur s’accélère. Elle touche tous les métiers de la distribution. C’est pourquoi le cabinet Audanis publiera à l’automne son « Baromètre de la transformation digitale et omnicanale ». « L’ambition de cette étude est d’établir un point de référence sur la transformation omnicanale & digitale du secteur, explique Guillaume Nanot, directeur du cabinet Audanis. Cette démarche n’a pas pour but de porter de jugement sur le niveau d’avancement de chacun, puisque les réponses seront anonymisées. L’objectif consiste à comprendre la trajectoire. » Près de 200 décideurs de l’agro-distribution seront sondés : DG, DSI, DRH, directeur juridique, directeur communication, etc. Ce baromètre a vocation à être renouvelé tous les 3 ans.

Des analyses thématiques et des focus solutions

Ce baromètre donnera lieu à la publication d’un livre blanc à l’automne. Il abordera la question de la transformation digitale dans son ensemble. En plus des résultats de l’étude, il intègrera des témoignages de dirigeants et des analyses de nos experts Audanis. Ce livre blanc donnera aussi la parole aux fournisseurs de solutions digitales pour qu’ils partagent leur vision du secteur et leurs perspectives. Enfin, un annuaire des acteurs de la transformation digitale dans le secteur agricole viendra compléter ce livre blanc.

Un baromètre qui dépasse la simple veille technologique

Guillaume Nanot, directeur général d'Audanis

Guillaume Nanot, directeur général d’Audanis

Guillaume Nanot, directeur général d’Audanis a déjà réalisé trois études sur la transformation digitale des coopératives (métiers du grain). Il les a mené en collaboration avec des partenaires différents en 2008 (HEC), 2012 (Groupe Triangle) et 2017 (KPMG). Chacun de ces sondages a mobilisé près d’une centaine de coopératives céréalières et polyvalentes. « Ces études constituaient surtout des veilles technologiques et concernaient principalement les services informatiques. Au regard du contexte, une étude sur la digitalisation des coopératives ne peut plus seulement porter sur les outils. Elle doit aussi adresser les mutations engendrées sur les métiers, les compétences et l’incidence sur la gestion des ressources humaines », explique Guillaume Nanot.

 

 

 

 

 

 

Amazon vient de réaliser un pas de géant dans l’agriculture, en lançant une offre de e-commerce dans l’un des premiers pays producteurs mondiaux : l’Inde. A cela s’ajoute aussi une offre de conseil agronomique. Cette première expérience indienne devrait rapidement rencontrer un succès et se déployer plus largement, notamment en Europe.

Déjà présent sur le e-commerce alimentaire, Amazon s’attaque désormais à l’agriculture. Le géant du digital frappe fort en s’implantant chez un autre géant, agricole cette fois, l’Inde. Amazon vient d’y lancer Kizan Store, un site de e-commerce à destination des agriculteurs indiens, et ce, avec l’appui du ministère indien de l’agriculture. Les agriculteurs indiens pourront désormais acheter toute une gamme d’intrants (engrais, phyto, semences, matériel agricole) parmi plusieurs milliers de références. Le tout, « à des prix compétitifs, tout en bénéficiant de la commodité de la livraison à domicile », assure Amazon.

Amazon mise sur du phygital avec des magasins de proximité

Ce dispositif s’appuiera aussi sur un réseau de magasins de proximité. Les propriétaires de ces magasins aideront les agriculteurs à découvrir les gammes de produits disponibles, à identifier les solutions qui leur plaisent, et surtout à créer leur compte Amazon, à passer des commandes et à passer à la caisse pour acheter. Mais Amazon ne s’arrête pas qu’à la vente et pense aussi au conseil. La branche retail d’Amazon a annoncé dans le même temps le lancement d’une offre de conseil agronomique, là encore destinée aux agriculteurs indiens. Une fois de plus, Amazon mixe digital et physique et indique avoir construit « un écosystème en combinant des interventions sur le terrain menées par des agronomes et un outil de gestion agricole pour suivre l’impact des interventions ». Les agriculteurs disposeront aussi d’outils pour suivre la qualité de leur récolte, notamment pour les fruits et légumes.

Du e-commerce pour la France à l’horizon 2022

Après s’être fait la main chez l’un des plus gros producteurs agricoles mondiaux, Amazon compte bien déployer la démarche. Si la France dispose d’un cadre réglementaire probablement plus strict que celui de l’Inde en la matière, notamment sur les produits phytosanitaires, elle ne devrait pas échapper à l’approche Amazon. Le leader du e-commerce n’a pour l’instant pas dévoilé sa stratégie pour l’Europe mais compte attaquer ce marché à l’horizon 2022.

« Cette transition digitale va frapper vite et fort le secteur agricole, estime Guillaume Nanot, directeur du cabinet Audanis. Amazon dispose de plusieurs atouts pour s’implanter, même sur le marché français.
Ce géant a démontré l’étendue de ses compétences en matière de connaissance client afin d’anticiper leurs besoins. De plus, il compte parmi les acteurs les plus performants du point de vue de l’excellence opérationnelle. Ses modèles logistiques gèrent tout aussi bien l’omnicanalité que le « dernier kilomètre ». C’est souvent celui-ci qui fait la différence dans le respect des délais annoncés.
D’ailleurs la quasi-totalité des agriculteurs interrogés par nos soins au cours de nos missions citent spontanément Amazon comme LA référence du service client. Ils attendent ce niveau de performance d’une solution e-Commerce.»